les Cénobites tranquilles

01 février 2012

AR GWIR ENEP AR BED...

Amis de la tradition et du chouchenn chaud réunis, bonjour!

Nous sommes le 1er février, treizième jour de pluviôse dans le calendrier républicain dédié au laurier-sauce mais pour les Celtes, c'est IMBOLC.

1er FEVRIER -IMBOLC.

Imbolc est une fête religieuse celtique irlandaise, qui était célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d'anagantios selon le calendrier de Coligny dans la mythologie celtique. C'est la fête sur laquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles.

Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver. Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité.3278695301_f01dcb0ba5

« Goûter de chaque nourriture selon l'ordre,
voilà ce que l'on doit faire à Imbolc ;
se laver les mains, les pieds, la tête,
c'est ainsi que je le dis »

Extrait du livre de: Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990.

Avec Beltaine, Lugnasad et Samain, c'est une des dates marquantes de la tradition Celtique et plus particulièrement druidique. Même si cette fête à été remplacée très tôt par la célébration chrétienne qu'est la Sainte Brigitte (elle même se substituant à la Brigit pré chrétienne) suivie de la chandeleur. L'église Catholique, apostolique et Romaine avait grand besoin de récupérer toutes traces des rites anciens. Photo de G. Le SCOUEZEC, 5é grand druide du Gorsedd de Bretagne. J'ai repris en titre la devise du mouvement druidique: Ar gwir enep ar bed - La vérité face au monde ou, "à la face du monde" quelque chose comme cela.

Allez, portez vous bien, n'oubliez pas la petite laine et, à demain peut-être.

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31 janvier 2012

UN CHANCELIER POUR LA FRANCE...

Amis du triple A et de l'andouillette de Seven-Lehart réunis, bonjour !
Nous voici le 31 janvier, autant dire sans risque de se tromper, que la fin du mois est brocoli_romanescoproche. Ce jour correspond au 12 de pluviôse du calendrier républicain et est dédié au brocolis. Je ne sais pas pour vous mais, moi le Romanesco, je trouve cela magique... A ce propos, Magik-Studio, la meilleure boite de com à l'Ouest de la porte de Saint-Cloud travaille d'arrache-pied (de brocolis) pour relooker entièrement « les cénobites tranquilles ». Comme on dit à la télé, nous vous informerons en temps utile de la marche à suivre pour ne rien manquer de cet événement qui va marquer l'histoire de la blogosphère. Il s'agit de refaire les peintures, de se donner un peu plus d'espace, d'améliorer les fonctionnalités mais, rassurez vous, le fond restera inchangé.


Tout à fait autre chose.
Dimanche soir, le prince avait réquisitionné les télévisions comme au bon vieux temps de sarko_pinocchiol'ORTF. Les laquais du pouvoir tout auréolés d'obséquieuse civilité faisaient la cour. Sylvestre, drapé dans son abyssale incompétence, n'en revenait toujours pas d'être invité à la table du maitre. François lenglet, qui croit encore qu'il est économiste comme d'autres croient au père Noël, Laurent Delacouette Delahousse et son sourire carnassier à peine voilé par le brushing parce-qu'il-le-vaut-bien et Claire Chazal, fidèle à elle même, sybilline et mystérieuse, passaient les plats à tour de rôle... Tout cela pour nous dire que : Ach ! La Kulture germanique z'est autre choze madame Michu. Vous allez foir au mois de october, dout zela va changer...Quand je zerai jancelier de la Vrance.


Bon allez, je m'arrête là avant de perdre mon AAA. Portez vous bien et à demain peut-être.

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30 janvier 2012

MONTY PYTHON, LE RETOUR...

Amis du cinématographe et du pop-corn réunis, bonjour !
Nous sommes donc le lundi 30 janvier, 11è jour de pluviôse dédié à l'hellébore qui, comme chacun le sait, appartient à la famille des ranunculaceae. dans l'antiquité, on croyait les hellébores propres à guérir la folie. L'ellébore porte le nom d'anticyricón , notamment chez  Dioscoride. Dans la Rome antique, le proverbe Mettre le cap sur Antycire signifiait montrer des signes de folie; on retrouve ce proverbe chez Horace; dixit Wikipédia...

Sacré Graal...

Alleluia, sonnez hautbois, résonnez musettes, les Monty Python nous préparent un nouveau film. C'est Terry Jones qui réalisera le long-métrage, une parodie des films deMonty_Python_530x336 science-fiction intitulée Asolutely Anything "Absolument n'importe quoi". John Cleese, Michael Palin et Terry Gilliam ont déjà donné leur accord. Les Britanniques n’apparaitront pas à l'écran, ils prêteront leur voix à des extra-terrestres qui donnent à un terrien le pouvoir de faire n'importe quoi. Le long-métrage mélangera prises de vue réelles et images de synthèse.
A noter que l'acteur américain Robin Williams devrait également être de l'aventure. Il incarnera un chien doté de la parole, Dennis, "qui comprend l'humanité mieux que quiconque", indique Variety. Mike Medavoy, qui a produit le salué Black Swan de Darren Aronofsky, co-produira ce nouvel opus. Il avait déjà collaboré avec les Monty Python pour La Vie de Brian en 1979. je m'en pourlèche déjà les babines...

Aujourd'hui marque un autre anniversaire, quand bien même la date exacte fait toujours polémique, c'est l'enregistrement du premier disque de jazz par le groupe de Nick La Rocca, le fameux Original Dixieland Jazz Band (ODJB).

Le groupe de l'ODJB à l'époque de l'enregistrement "historique" de 1917 est composé de : Nick La Rocca (cornet), Larry Shields (clarinette), Eddie Edwards (trombone), Henry Ragas (piano) et Tony Sbarbaro (batterie).Bon, ça crachouille un peu mais c'est émouvant. A vos cassettes.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

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29 janvier 2012

LUI, C'EST JOYEUX...

Amis de la graine d'ananar et du taboulé réunis, bonjour!
Nous sommes le 29 janvier 2012, 1Oè jour de pluviôse dédié à la Cognée; vous savez celle qu'il ne faut pas jeter après le manche, à moins que ce ne soit l'inverse... Cette expression date du XVe siècle. Il s'agit de l'histoire d'un bûcheron, en abattant un arbre, sa cognée s'est séparée de son manche et est tombée malheureusement dans une eau profonde l'empêchant de la récupérer. Par dépit, il y jeta également le manche. Un qui n'a jamais baisser les bras c'est bien celui-ci.
Comment ne pas évoquer ce 29 janvier 1910 et la naissance de Maurice JOYEUX, à Paris. 100 ans déjà, on a l'impression que cela fait un siècle ! (hilarant non ?)
Figure marquante de l'anarchisme français, on le voyait rarement sans qu'il ait à la bouche, une remarque cinglante et/ou une de ses célèbres pipes.joyeux02_0f0f0
Il milite très jeune et s'engage au Comité des Chômeurs dont il deviendra le secrétaire.

Il raconte leurs premières actions dans le livre "Consulat Polonais". L'attaque de ce Consulat lui vaut 1 an de prison. En 1936, il participe aux occupations d'usines et anime le Front Révolutionnaire. 1938 : encore six mois de prison pour violences. Réfractaire à la guerre, il est arrêté en 1940 et condamné à 5 ans de prison. Incarcéré à Montluc, il s'évade après avoir fomenté une mutinerie (sujet du livre "Mutinerie à Montluc, édité en 1971), mais il sera repris et finalement libéré en 1944.
Dès la libération, il s'emploie à la reconstruction de la Fédération Anarchiste et à l'édition du "Libertaire". Il milite aussi activement dans le syndicat (CGT-FO) et ouvre une librairie à RadioLibertaire_bParis "Le Château des brouillards" (dans une petite rue du vieux Montmartre). En décembre1953, c'est la scission. Mais Maurice joyeux reconstruit la F.A autour du nouveau journal "Le Monde Libertaire" et de sa librairie qui verront le regain des idées libertaires, suscité par mai 68. Le nom du journal avait changé pour des nécessités administratives mais chacun avait reconnu le vieux journal de Sébastien FAURE et Louise MICHEL dont je vous parlais hier à propos de Emile Bidault.
Avec sa compagne, Suzy CHEVET, et le "Groupe Louise Michel", il crée "La Rue", revue d'expression culturelle libertaire.
En 1981, il est le premier invité de Radio Libertaire (radio libre de la F.A, à Paris), que l'on peut écouter sur son ordi, ICI.
Il meurt le 9 décembre 1991. Il nous laisse, outre divers ouvrages théoriques, deux livres de souvenirs "Sous les plis du drapeau noir", et "Souvenirs d'un anarchiste".
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

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28 janvier 2012

UN SEUL HETRE VOUS MANQUE...

Amis de la vérité historique et de la soupe au lait réunies, bonjour!

Nous sommes le 28 janvier, 9è jour de pluviôse dédié au Peuplier. Chacun se souvient de cette maxime forestière: un seul hêtre vous manque et tout est peuplier... Je sais, c'est archi-nul mais bon, j'ai des circonstances atténuantes, j'ai regardé Des paroles et des actes jeudi soir.

Débutons ce billet en réparant une erreur et en vous proposant cette fois-ci, le vrai groupe Les yeux noirs, interprétant une suite arménienne. Ce sera notre participation au débat sur la loi mémorielle. Je fais partie de ceux qui pensent (comme De Gaulle) que si la politique ne se fait pas à la corbeille, l'histoire ne s'écrit pas dans l'hémicycle. Il est déjà difficile de supporter tous ces experts de l'expertise qui vous serinent sur tous les plateaux de télé ce qu'il convient de penser à propos de tout et de rien, surtout de rien, sans avoir à endurer une histoire officielle comme au plus beaux temps du stalinisme.

J'espère que Sceptique me pardonnera cette erreur d'aiguillage.

C'est aujourd'hui l'anniversaire du jour de la disparition de Emile BIDAULT.
Militant du groupe anarchiste de Ménilmontant, Emile Bidault participa, en août-septembre 1886, à la constitution labrochuremensuelle2de la Ligue des  Antipatriotes. Cette ligue organisa quelques conférences, édita quelques placards, puis disparut au cours des années suivantes. Au début des années 1890, il s’était réfugié à Londres. Son nom figurait sur une liste d’anarchistes établie par la police des chemins de fer pour "surveillance spéciale aux frontières".
Au début de la guerre, Bidault se trouvait à Yvetot gérant des Galeries cauchoises et il sympathisa avec l’attitude pacifiste de Sébastien Faure. En 1916, en sursis d’appel, il travailla à la fabrication de moteurs d’aéroplanes chez Salmson à Billancourt.
Il tenta en 1919 de mettre sur pied une « Bibliothèque circulante gratuite » un siècle avant les bibliobus. Il était alors chargé, ainsi que Louis Rimbault, des correspondances et communications au Libertaire (créé en 1858 à New-York par Déjacques et repris en 1895 par Sébastien Faure. Il faudra que je vous conte un jour l'histoire de ce qui est devenu Le monde libertaire). En mars 1919, il fut avec entre autres Le Meillour, Sirolle, Boudoux, Renneringer, Doudon et E. Massot signataire d’une protestation parue dans le Libertaire (2 mars) dénonçant les perquisitions effectuées au journal suite à l’attentat de Cottin contre Clémenceau. En 1920 il était le trésorier du groupe de soutien à Kropotkine qui recueuillait des fonds afin d’envoyer vivres et vêtements au vieux militant à Moscou.

En 1922, il était trésorier du comité de défense sociale (CDS). Durant l’entre-Le_Libertaire__1858_1861_deux-guerres, son oeuvre principale consista dans la publication de La Brochure mensuelle, entreprise de vulgarisation des idées anarchistes et dont il a été gérant, rédacteur et administrateur de 1923 à 1937. Afin d’écouler les stocks il crééra la série La Bonne collection.
Bidault fut gérant du journal La Conquête du pain, ouvert à tous les courants de l’anarchisme et dont le n°1 paru le 13 octobre 1934. et le n°45 et dernier le 13 décembre 1935. Fondateur du journal La Raison, il avait également mis son imprimerie à la disposition du journal Terre Libre  publié par L. Laurent et A. Prudhommeaux d’abord à Aulnay-sous-Bois puis à Nîmes.
Émile Bidault mourut le 28 janvier 1938 et fut incinéré au Père-Lachaise.

Sources:dictionnaire international des militants anarchistes – Ephéméride anarchiste.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

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27 janvier 2012

BATTRE LA CAMPAGNE...

Amis du Tiers-État et de la potée auvergnate réunies, bonjour !
Nous sommes le Vendredi 27 janvier, oui je sais, ça passe vite, dans un mois c'est les Gras daphne02rà Douarnenez, il est temps de préparer le costume pour aller faire du reuz sur le port... Ce 8è jour de pluviôse est dédié au bois-joli, une sorte d'espèce de genre de laurier qui porte bien son nom.De son vrai nom: Daphné loréola et voici pourquoi. Vous avez lu le récit d'Ovide qui conte comment, alors qu’elle était poursuivie par Apollon et qu’elle souhaitait lui échapper, la déesse Daphné se changea en laurier. Apollon vaincu par la nymphe ne put saisir qu'une seule petite branche, un rameau ; il fit du laurier son arbre. Plus étonnant encore, le mot “baccalauréat” est un dérivé du mot “laurier” puisque ce terme vient d’un mot latin signifiant “baie de laurier” : une couronne ou un rameau de lauriers ceignait, à l’origine, les génies et les sages. Etonnant, non!

Tout à fait autre chose.

Hier, j'ai du interrompre inopinément mes travaux jardiniers pour cause de grèle. J'en ai num_risation0001profité pour jeter un œil (pour un jardinier c'est un comble) sur l'actualité. Bon, ben, c'est pas triste : Obama est en campagne et se prend pour Mélenchon. Sarko est en campagne et se prend pour Napoléon. Hollande est en campagne et se prend pour Mitterrand. Le Pen s'en prend au planning familial, Bayrou est en embuscade, Chevènement n'est toujours pas mort, Poutou est invisible, Nihous est en battue, et Boutin sur le chemin de Compostelle... je crois que je vais retourner au jardin ! Dessin de Nono dans Le télégramme d'hier.


Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

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26 janvier 2012

COURRIER DES LECTEURS...

Amis de l'entre-deux et du soufflé au fromage réunis, bonjour!

Nous sommes le 26 janvier, 7è jour de pluviôse dédié à l'Amadouvier. C'est une espèce de champignon dont on tirait imagesle fameux amadou. Les plus anciens se souviennent des lampes et briquets à amadou que l'on appelait les briquets tempête et qui faisaient partie du barda militaire à une époque. J'en possédais un à une certaine époque mais c'était surtout pour jouer le personnage du vieux breizhou...

 

Aujourd'hui, un billet spécial courrier des lecteurs; on pourrait dire: courrier d'électeurs comme au Canard.

A J.P. qui n'a pas lu dans ces colonnes la nécro de Bernard THOMAS. Ce n'est que partie remise car j'avais bien l'intention de lui consacrer un billet. Ce chroniqueur libertaire (le canard enchainé) à la plume et au micro acérés à Thomas_0toute sa place dans notre galerie. Chacun se souvient de son talent dans l'émission "le masque et la plume". A ce propos, permettez moi d'ouvrir une parenthèse (à l'époque de la libération des ondes et donc, des radios libres, nous avions en centre Bretagne créé une de ces stations. L'une des émissions que j'animais avec un ami et qui était consacrée au cinéma; s'était odieusement inspirée de l'autre, la grande émission de France-inter et s'appelait: le casque et l'enclume...) je referme la parenthèse car, jeunes lecteurs qui rêvez d'écriture, il ne faut jamais oublier de refermer une parenthèse. Cela provoque des courants d'air et les petits mots légers risquent de s'envoler. Mais n'attendez pas pour lire Le voyage de Yann dans lequel il évoque une douloureuse épreuve vécue à la suite de l'accident de son fils connu aujourd'hui dans le monde du slam sous le nom de Petit corps malade en référence à son copain Grand corps malade.

A Sceptique qui m'a fait découvrir le groupe Les yeux noirs que je ne connaissais pas et que je vous donne à écouter ici: Un gypsy-band de grande qualité assurément.

 

A Jancyve qui me signale la disparition de celui que ses camarades appelaient le petit pape de la navale. Marcel Guéhéneuf, Ouvrier chaudronnier chez Dubigeon et qui vient lui aussi de casser sa pipe après une vie de militantisme. Je mets l'info de côté et j'y consacrerai un billet dans les semaines qui viennent.

A jonquille bleue qui me renvoie vers Vaneigem et les situationnistes à propos de ce droit inaliénable à la paresse; Cet art majeur qui consiste à prendre le temps de ne rien faire. J'avoue en user parfois notamment en publiant un billet déjà paru il y a un ou deux ans...

Bref, à tous un grand merci, sans vous ce blog n'aurait guère de sens. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

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25 janvier 2012

LA COMMUNE N'EST PAS MORTE...

Amis de la phylogénétique et du pâté en croûte réunis, bonjour !
Nous sommes le 25 janvier, 6è jour de pluviôse dédié au laurier-tin et non au laurier-thym comme on le rencontre parfois orthographié. On le nomme aussi, Viorne-tin voire lauretin...

Allez tiens, portrait d'un communard.

Hippolyte Prosper Olivier Lissagaray, né le 24 novembre 1838 à Toulouse et mort le 25 janvier 1901 à Paris, est un animateur littéraire, journaliste républicain socialiste 250px_Prosper_Lissagarayindépendant et conférencier littéraire français.
Il est surtout réputé pour l'enquête qu'il a menée sur l'histoire de la Commune de 1871,  édité en 1876, et immédiatement interdit en France, événement auquel il a participé. On dira de lui qu'il fut le dernier combattant de la Commune. Il recueille ainsi des témoignages auprès de tous les survivants en exil, à Londres, en Suisse. C'est Eléanor MARX, la fille cadette de Karl, éprise de lui lors de son exil à Londres, de 1871 à 1880, qui va ainsi traduire l'histoire de la Commune en anglais.
Socialiste, républicain ; un "en-dehors" qui ne s'engagera ni pour l'Internationale, ni pour aucun autre parti, bien que ses sympathies aillent des Blanquistes anticléricaux, aux anarchistes.
Il est né en 1838, dans une famille basque. Après un voyage en Amérique, il s'installe à Paris en 1860, fondant une sorte d'Université Populaire. Il s'engage contre l'Empire et publie, en 1868, à Auch, le journal "l'Avenir". Engagement qui lui vaudra de nombreuses condamnations.
A la chute de l'Empire, il est nommé par Gambetta, commissaire de la guerre, à Toulouse. Le 220px_Le_Petit_Parisien_188918 mars 1871, il participe à la Commune de Paris, et combat sur les barricades lors de la "semaine sanglante". Il écrira "Huit journées de mai derrière les barricades", publié fin 1871 à Bruxelles où il trouve refuge, avant de s'exiler en Angleterre. Ce livre au titre prémonitoire a été réédité en 1968.
A l'amnistie de 1880, il rentre à Paris où il continue son combat en créant le journal "La bataille". Un combat ponctué de condamnations et de duels. Il  sera également « Candidat aux élections législatives de 1885 et 1893 et à plusieurs élections partielles, non pour obtenir un siège, mais pour exprimer ses idées » ; ça vous rappelle quelqu'un ?

1901, suite à une laryngite, le « mousquetaire de la Sociale » meurt à l'âge de 63 ans et sera incinéré au Père-Lachaise  en présence de deux mille personnes.


Allez, portez vous bien et à demain peut-être.
 

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24 janvier 2012

A L'INSU DE SON PLEIN GRE...

Amis de la tectonique des plaques et du veau marengo réunis, bonjour !
Nous sommes le 24 janvier, 5è jour de pluviôse dédié au taureau.

Indignez vous, qu'il disait...
L'anecdote est amusante et mérite d'être contée. Chacun se souvient de ce grand petit livre 2863100de Stéphane Hessel qui a fait le tour du monde, edité initialement à 8OOO exemplaires et qui a dépassé allègrement le million aujourd'hui après avoir été traduit dans plus de trente langues. Il contient entre autre des passages de l'appel des résistants aux jeunes générations.
Voici ce qu'en dit Luc DOUILLARD, un nantais, prof  d'histoire dans un lycée professionnel :   « Ces mots, je les reconnais bien, il proviennent du texte de l'Appel, et c'est moi qui les ai rédigés dans mon petit bureau de Chantenay en décembre 2003, parce que l'association « Nantes Est Une Fête » (N.e.u.f.) avait lancé auparavant une invitation publique à célébrer le soixantième anniversaire du Programme du CNR, et que la direction d'ATTAC avait saisi cette opportunité, me confiant une mission dont une partie avait consistéà préparer le texte de l'appel.

 

C'est Thierry Leclère de Télérama qui va en parler en Mai 2011 : « L’histoire est peu mdf1e34qxbmmtyf3kz5connue mais c’est ce prof d’histoire dans un lycée professionnel et ses quelques copains libertaires de l’association « Nantes est une fête » qui ont remis dans le débat public, en 2004, le programme du CNR...
...Luc Douillard, l’auteur de cet appel boudé en 2004 par Le Monde comme par Libération, savoure sa revanche, sans se départir de son humour critique : « C’est pas si bien écrit, ce sont des phrases un peu longues… »
(…) « Les idées sont faites pour être reprises », se réjouit sincèrement Luc Douillard, qui a largement contribué à lancer le mouvement, même si son association nantaise, méconnue, est un peu « le passager clandestin » de cette aventure qui a remis sur le devant de la scène les principes fondateurs de la France de l’après-guerre. » Retrouvez l'histoire racontée par l'auteur sur son blog: sous le titre amusant de : 2011 ; L'année où, à l'insu de mon plein gré, je suis devenu un auteur publié à 4 millions d'exemplaires et traduit dans une trentaine de langues.
Amusant non !

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

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23 janvier 2012

LES FILS DU VENT...

Amis du jazz manouche et du ragout de hérisson réunis, bonjour !

Nous sommes le 23 janvier quatrième jour de pluviôse, dédié au Perce-neige, les puristes 250px_Schneeglockende l'orthographe ne manquent pas de relever qu'il faudrait dire LA perce-neige. Personnellement je m'en soucie comme de ma première pipe en terre.
Cela me fait penser qu'à Keramoal, les jonquilles montrent déjà le bout de leur nez et je n'en suis qu'à mi-parcours de ma taille d'hortensias...
Travaillez, prenez de la peine, aurait dit mon aïeule, toujours en mal de citation. Ce lundi m'ayant vu me réveiller atteint d'une flemmingite aigüe, je vous propose un billet déjà paru ici même.

Le 23 janvier c'est le jour qu'a choisit le petit Jean REINHARDT pour mettre le nez à la fenêtre de sa roulotte, c'était en 1910 à Liberchies en Belgique. Plus tard, il allait nous entraîner dans de somptueuses cavalcades sous le nom de DJANGO REINHARDT. L’enfant fait partie d’une famille de Rroms nomades habitués à traverser l'Europe de part en part. Il passe donc sa jeunesse à voyager pour fuir la première guerre avant que sa famille ne se fixe finalement à Paris d’abord sur les Fortif’, la zone mal famée jouxtant la porte de Choisy puis à la porte d'Italie. Ecoutez Les yeux noirs.
 

La rencontre avec le banjo de son oncle à l’âge de dix ans est décisive. Fasciné par DjangoCartoonl’instrument, le jeune Django n’a dès lors de cesse de s’écorcher les doigts sur ses cordes oxydées. Il fait son apprentissage en observant avec attention les musiciens de passage au campement, et acquiert bientôt une dextérité hors du commun. Il se mettra ensuite, avec le même bonheur, au violon et finalement à la guitare pour notre plus grand bonheur.
À l’âge de 13 ans, il court déjà le cachet dans les bars et bals de Paris, ainsi que dans les demeures des gens aisés, tout en continuant de jouer surtout pour son propre plaisir. La réputation du jeune virtuose se répand chez les amateurs de musique et en 1928, l'accordéoniste Jean Vaissade permet à Django d’enregistrer son premier disque. L’adolescent ne sachant ni lire ni écrire, même pas son propre nom, les étiquettes portent la mention « Jiango Renard, banjoïste ».


Aujourd'hui, les Rroms sont inscrits au tableau de chasse de Nicolas 1er et de ses sbires. Triste époque madame Michu !
Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

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