Amis de la libération sexuelle et du clafoutis aux cerises réunis, bonjour !

Que celui qui a connu Jehan Jonas lève le doigt. Mon premier souvenir "live" remonte à 1970, c'était au bateau-lavoir à Nantes.

Cet auteur-compositeur-interprète était né le 12 août 1944 et est décédé, beaucoup trop tôt, en 1980. Après son certif', il entreportraitpenseur à la SNCF et chante en terrasse puis fait les cabarets où il côtoie Brassens, Chelon, Jean-Marie Vivier qui reprendra ses textes, Gribouille et tant d'autres.

Un regard sans concession, une plûme acérée, des chansons qui veulent dire quelque chose bref, un chanteur qui n'aurait aucune chance à la "star'ac". Je me souviens aussi d'un petit cabaret à Rennes, cela s'appelait "Chez Françoise" et Jean-Marie Vivier chantait alors des textes de Jonas. Voici ce qu'il disait à l'époque:

« Je suis un déclassé de la cinglomanie
Dernier pont sur la mer jeté vers les nuages
ça devient si courant que les radio se taisent
Et divergent en rêvant à des frics mélomanes
Je m’en irai bientôt sapé de moissons fortes
Un sillage indécent, ça m’ira comme un gant ».

Des comme ça, on n'en fait plus et c'est fort dommage... Je ne suis pas certain que l'on trouve encore ses disques, il faut essayer you tube ou les bouquinistes.

Allez, tenez moi au courant de vos recherches, je garde sous le coude quelques perles encore pour avoir le plaisir de vous les présenter. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.